Gestion immobilière Uptimo vous résume 5 articles pertinents sur l’immobilier parus durant le mois pour vous tenir informé de l’actualité. Soyez donc assuré d’être à l’affût des sujets d’actualité en lisant notre chronique mensuelle.
Crise du logement à Sherbrooke.
Selon le rapport de 2018 de la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL), le taux d’inoccupation dans la Région métropolitaine de recensement (RMR) de Sherbrooke est passé de 5.3% en 2017 à 2.6% en 2018, alors que le taux d’équilibre est de 3%.
Fleurimont est le secteur avec le plus faible taux d’inoccupation avec seulement 1.1%, suivi de Rock Forest/St-Élie/Deauville 1.2%, du Nord 2%, de Brompton 2.1%, du Mont-Bellevue 2.4% et de Lennoxville 2.5%.
Toujours selon la SCHL, les facteurs expliquant une telle diminution des taux d’inoccupation sont : l’augmentation de la population étudiante, la migration internationale et le vieillissement de la population.
Normand Couture, président de l’Association des locataires de Sherbrooke, anticipe une année 2019 difficile pour les locataires, et plus particulièrement pour les locataires en situation de précarité financière.
À lire ici: Vers une crise du logement? | Par Denis Dufresne | La Tribune
Hausse des taxes
La hausse des revenus de la taxe foncière de 2.96% à Sherbrooke est en lien avec l’augmentation de la valeur de l’immobilier et dépasse le taux d’inflation estimé de 2.21%. En plus de la hause des taxes foncières, il y aura une augmentation des tarifs pour l’approvisionnement en eau potable (+4.2%), pour l’assainissement des eaux (+3.8% et pour les fosses septiques (+5.7%).
Selon l’article parut dans la Tribune, la hausse moyenne des taxes est estimée à 3.25%; hausse moyenne pour une résidence unifamiliale à 2.34%; hausse moyenne par logement pour un 6 logements à 5.74% et hausse moyenne pour un terrain vacant desservi à 16.56%.
Cette hausse des taxes combinée avec le faible taux d’inoccupation des logements à Sherbrooke procurent une position avantageuse pour les locateurs et inquiètent de nombreux locataires.
À lire ici: Taxes : 60,53 $ de plus pour une maison moyenne | Par Jonathan Custeau | La Tribune
Bulle immobilière et crise économique à prévoir?
Tout d’abord, regardons les principaux facteurs qui ont mené à la crise financière de 2008-2009. La bulle immobilière a été principalement causée par la crise des subprimes. Cette crise des subprimes peut se résumer par des prêts hypothécaires à risque qui avaient été octroyés par de nombreux organismes de crédit. De fait, ses prêts à risque combinés avec l’augmentation des taux directeurs et la diminution des prix de l’immobilier ont provoqué de nombreuses faillites parmi les organismes de crédit qui ne pouvaient plus se rembourser en cas de défaut.
Selon une étude de CPA Canada réalisé par Francis Fong, économiste en chef de CPA Canada, révèle que malgré certaines similitudes avec la bulle immobilière américaine de 2008-2009 (soit l’augmentation du prix du logement et du niveau d’endettement des Canadiens), il est improbable qu’une telle crise touche le Canada. Les principaux éléments qui laissent présager qu’une telle crise est improbable au Canada et qui se différencient du marché américain de l’époque sont les suivants :
- L’excellente qualité du crédit au Canada (augmentation de dossiers de crédit considéré comme « très bon » de 2013 à 2017 de 81.5% à 84%)
- Les organismes de crédit sont concentrés parmi un nombre restreint d’institutions financières et les pratiques de titrisation hypothécaire atténuent le risque
- Organismes de réglementation en place qui peuvent mieux réagir sur le marché canadien
Bref, selon le rapport « le risque global émanant du marché du logement semble assez bien contenu » bien que le Canada ne soit pas pour autant à l’abri de toutes menaces.
À lire ici: Un effondrement de l’immobilier serait peu probable. Malgré certaines similitudes avec la bulle de 2008-2009 | Par la rédaction du site conseiller.ca
Prévisions du marché immobilier en 2019.
Immigration : Selon un article de Joanie Fontaine dans le journal les affaires, l’augmentation marquée de l’immigration a eu pour effet d’augmenter la demande de logements locatifs et diminuer les taux d’inoccupation en 2018. Pour 2019, on peut s’attendre à l’arrivée encore importante d’immigrants malgré la volonté du chef de la Coalition avenir Québec de réduire le volume d’immigration au Québec. En effet, selon une étude publiée dans le Soleil, il est impossible pour François Legault de réduire le nombre d’immigrants dès 2019 puisque la sélection des immigrants admis en 2019 résulte de décisions antérieures (2016 à 2018).
Taux d’intérêt : Depuis 2017, le taux directeur a été relevé de 0.25 point de pourcentage à cinq reprises par la Banque du Canada. D’autres augmentations sont à prévoir en 2019. Selon une récente publication de Desjardins concernant les prévisions des taux de détails, il semblerait que la Banque du Canada augmentera le taux directeur possiblement au printemps.
Conclusion : La première moitié d’année de 2019 risque donc d’être assez dynamique puisque tous les facteurs sont favorables au marché immobilier. Par contre, pour la deuxième partie de l’année, plusieurs facteurs demeurent incertains. La hausse de taux pourrait ralentir l’économie et cela aurait un impact sur le marché immobilier.
À lire ici: À surveiller en 2019 sur le marché immobilier québécois | Par Joanie Fontaine | Les Affaires
Différentes façons d’investir en immobiliers
Selon un article publié sur « mieuxinvestir.ca », investir en immobilier rime rarement avec liberté. En effet, posséder des immeubles à logements peut être attrayant comme source de revenus, mais exige aussi beaucoup de responsabilités (gérer les locataires/ entretenir les immeubles/ etc) et cela demande énormément de temps.
Puisque comme le dit l’expression « le temps c’est de l’argent », l’article en question vous propose d’autres placements immobiliers pour profiter des revenus sans prendre en charge les tâches et responsabilités résultants de la gestion :
1- Marché dispensé : Le marché dispensé est un marché financier créé au Canada, qui permet la distribution de valeurs mobilières sans prospectus à certains investisseurs. Ce marché est composé de beaucoup de compagnies immobilières solides qui versent un dividende stable et prévisible chaque trimestre (entre 7 à 10%). Vous pouvez investir dans ce type de placement via votre REER ou CELI.
2- Prêt privé : L’idée est simple, vous pouvez investir votre argent en faisant un prêt et en obtenant une garantie hypothécaire sur un immeuble en retour. Vous pouvez ainsi toucher des intérêts entre 7% et 11%.
3- Les REIT (FPI) : Investir dans des sociétés immobilières cotées en bourse est le moyen le plus facile d’investir en immobilier. Encore une fois, ses sociétés versent de généreux dividendes entre 3% et 9%.
4- Partenariat 50/50 : Un partenaire financier apporte 100% du capital et de l’autre côté un investisseur immobilier apporte des projets sur la table. L’investisseur immobilier s’occupe de tout. A la fin, le partenaire financier et l’investisseur se séparent les profits à 50/50.
À lire ici: La magie des revenus passifs en immobilier! | Par Dominic Goulet-Lapointe | mieuxinvestir.ca